Participation de la CIB au forum régional consultatif du GIABA sur la conformité de la lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme

Participation de la CIB au forum régional consultatif du GIABA sur la conformité de la lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme

Du 10 au 12 février s’est tenu à Dakar le Forum régional consultatif sur la conformité de la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme au profit des barreaux des Etat membres de la CEDAO à l’initiative du Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest, le GIABA. La CIB et l’Union Internationale des Carpa avaient été invitées à prendre part aux travaux par le projet OCWAR-M (crime organisé: la réponse ouest-africaine au blanchiment d’argent et au financement du terrorisme) financé par l’Union européenne et mis en oeuvre par Expertise France, et partenaire du GIABA.

Les barreaux des pays francophones, anglophones et lusophones des 15 Etats membres de la CEDAO étaient représentés, outre le barreau de Mauritanie. L’Union Internationale des Carpa avait demandé à l’Union Nationale des Carpa de faire connaître l’importance de son expertise.

Au cours de ce Forum, les barreaux ont pu faire remarquer leurs très vives préoccupations quant à l’atteinte aux droits fondamentaux qui pourrait être issue d’une réglementation qui superposerait les règles du droit bancaire aux règles déontologiques de la profession d’avocats. Ces remarques ont été enregistrées et prises en compte dans les conclusions du Forum. Au nombre de celles-ci figurent l’encouragement donné à l’élaboration de règles pour assurer la protection juridique des avocats dans leur pratique professionnelle et la proposition d’actions communes du GIABA, Expertise France (OCWAR-M), la GIZ (organisme de coopération allemand) avec la CIB et l’Union Internationale des Carpa dans les 15 pays de la CEDEAO et en Mauritanie.

La profession d’avocats dans le cadre de son partenariat avec les autorités gouvernementales pourra ainsi être un acteur de la lutte contre le blanchiment en défendant l’indépendance de l’avocat et protégeant le secret professionnel. Ainsi, les modalités d’application des recommandations du GAFI ne viendront pas constituer une ingérence injustifiée dans droits fondamentaux.

La CIB et l’UICA se réjouissent de cette concertation à venir et de l’attention toute particulière portée au respect des droits fondamentaux dont les avocats sont les gardiens et invitent les barreaux membres de la CIB à prendre une part active dans cette concertation.